La sidération

Publié le par Nikole

 

 Larmes de sang

La sidération

 

Je n'ai pas de mots et seulement une immense envie de vomir, à la suite de la décapitation du professeur d'histoire de Conflans. Il faut que ce pays arrête la soumission au nazislamisme, et que les adeptes, les instances de cette religion qui ne sont pas d'accord avec les assassinats exécutés en son nom, dénoncent les barbares qu'elle engendre et se bougent un peu le cul pour nous le dire ...

    J'AJOUTE APRÈS COUP -il est 16h30- un extrait d'un article de Yannick Haenel trouvé sur Internet, et qui a retenu mon attention (les soulignements sont de mon fait); certes on n'y apprend rien, mais il est peut-être bon de reprendre, même si je le fais avec désespoir et un grand découragement las,  quelques remarques qui devraient être évidentes :

  "Qu’on assassine un professeur parce qu’il essaie de penser avec ses élèves, qu’on le tue parce qu’il se tue à essayer d’expliquer, comme tous les enseignants, qu’on ne tue pas quelqu’un qui ne pense pas comme vous, c’est non seulement une abomination, mais c’est aussi un attentat contre l’école elle-même, contre l’idée même d’éducation, contre la pensée, contre le fait de se parler, contre le fait de demander à quelqu’un ce qu’il pense. C’est une tentative pour nier l’éducation.

  Car que font les professeurs, que faisait ce professeur d’histoire avant d’être mis à mort ? Il expliquait ce que signifie être libre en France. Cela s’appelle l’éducation civique, et c’est la chose la plus importante qui soit dans les écoles, celle qui s’avère la plus nécessaire : la société française est en proie à une attaque incessante contre ses valeurs, c’est pourquoi expliquer ces valeurs est devenu si urgent, c’est pourquoi penser est plus que jamais décisif. Ce professeur d’histoire était si scrupuleux qu’il a pris la précaution, avant de montrer des caricatures de Mahomet, de prévenir ses élèves que cela pouvait éventuellement les déranger. Sa pensée était si scrupuleuse qu’elle allait jusqu’à se mettre à la place des possibles offensés, et qu’elle devançait l’éventuelle offense pour expliquer que selon la loi et la raison, et aussi selon le bon sens, il n’y a pas d’offense, aucune volonté d’offenser, et aucune raison de se sentir offensé.

  L’intelligence comprend cela. Mais en plus de l’intelligence, qui s’apprend, notamment à l’école, il y a, en France, un droit et une liberté : celle de penser, de s’exprimer, de rire et de croire. Droit et liberté de croire en la religion qu’on aime, qu’elle soit musulmane, juive ou catholique, ou autre ; droit et liberté de ne croire en rien. Lorsque cet homme a pris soin de penser la possibilité de l’offense et a expliqué pourquoi il n’y avait pas offense, il a fait ce que font tous les enseignants : non pas imposer leur pensée, mais se mettre à la place de leurs élèves, et leur expliquer. Les enseignants, en France, vont-ils devoir arrêter d’expliquer ? Vont-ils devoir se censurer, et donc se taire ? L’école doit-elle s’arrêter ? La France n’en finit plus de découvrir que le crime est par nature obscurantiste, et que l’obscurantisme ne cherche qu’à tuer la lumière et à nier l’esprit. Nous sommes tous des enseignants : nous expliquons, nous pensons, nous parlons avec les autres. Cela s’appelle vivre et être libre.  

  Une phrase de Nietzsche me revient, elle dit : « Un homme offensé est un homme qui ment ». Les tueurs qui se disent offensés par les caricatures de Mahomet mentent pour justifier leur volonté de tuer ; ils mentent sur l’Islam, ils mentent sur Mahomet. Un homme qui aime sa religion, un homme qui chérit sa foi, que celle-ci soit musulmane, juive, catholique ou autre, n’est jamais offensé, surtout pas par l’humour."

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Z
Non, je n'ai pas envie de vomir, mais seulement de prendre les armes sur la simple demande de l'état pour aller arrêter et ou neutraliser ces barbares diaboliques...<br /> Mais la mobilisation ne viendra pas... du moins de sitôt...<br /> Très bonne journée
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L
Pour l'heure, il est question de faire une rentrée à peu près ordinaire le 2 novembre : minute de silence, et les profs ayant une classe en première heure devront débattre avec les élèves. C'est flou, rien d'officiel, mais j'ai déjà les nerfs qu'on attende de nous de gérer et d'accueillir la parole des jeunes + expliquer ce qu'il s'est passé, rappeler les valeurs de la République, etc.<br /> D'une, nous ne sommes pas tous experts pour ce genre d'"exercice", et nous serons encore sous le choc de l'assassinat, mais aussi des éléments de l'enquête qui continuent d'émerger.<br /> Je n'ose penser à mes collègues stagiaires cette année, ou à ceux exerçant dans des établissements où les manquements à la laïcité sont régulièrement signalés, où les incidents sont récurrents.<br /> Sérieusement, "ils" veulent nous laisser faire ça SEULS, dans le secret de nos salles de classe ? Quand Samuel Paty a pu se sentir peu ou mal accompagné par l'institution durant les 10 jours qui ont mené à son assassinat ?
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T
Tous les enseignants sont consternés, de France et d'ailleurs, Nikole. Il n'est plus de temps pour le laxisme envers les fanatiques.
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L
Le hasard m'a fait découvrir un article d'Historia  à propos de l'islam. Le voici https://www.historia.fr/id%C3%A9es-re%C3%A7ues-et-fausses-sur-lislam#Coran<br /> Et dire que je l'ai lu juste avant l'assassinat de cet enseignant... Je n'ai pas de mots pour qualifier cet acte abominable. J'ai lu tous les commentaires de mes prédécesseurs, je n'ai rien ajouter. Sauf que l'article est éclairant et que ceux qui manipulent les esprits feraient bien de se remettre en question et considérer que la vie est précieuse et que nul ne peut se permettre de tuer au nom d'un dieu quel qu'il soit, au prétexte d'offense ou quel que soit le mobile de ces exactions ou meurtres intolérables.
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S
là c'est pour une histoire de caricature mais on peut imaginer tout ce qui est susceptible de leur faire monter la moutarde; je ne sais pas mais les sujets sont nombreux.  les femmes qui travaillent, ce qu'on lit, ce qu'on mange, comment on rit, <br /> aucune limite à leur connerie et comme on a des politiques qui ne leur posent jamais de limites non plus... on voit où on va...
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L
J'aime toujours autant tes mots, tes colères, tes bouillonnements. J'aime tes collages, tes montages, ils me parlent tant! J'aime tes partages, j'aime beaucoup ce texte, qui dit ce qui fait le fondement de notre société, de notre république, de notre liberté. Si notre liberté individuelle peut s'arrêter où commence la santé d'autrui, elle ne souffre aucun aménagement, aucune demi-mesure, aucun "oui mais" quand il s'agit de la liberté d'expression. Le droit au blasphème, le droit à la caricature sont inaliénables, ancrés dans nos lois, dans notre vivre ensemble. La liberté d'expression ne souffre aucun bémol, ne pliera devant aucune religion, aucun absolutisme, aucun dogmatisme. <br /> Oh liberté Charlie <br /> L’étendard est levé <br />  <br /> Même si le ciel est gris <br /> J’entends le vent siffler… <br /> Le vent universel de la fraternitéCharlie<br />  <br />  <br /> ps Je t'embrasse du profond du coeur. Je pense à toi. Je te lis. Toujours.
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C
tous les "fanatiques" se sont servis de la démocratie depuis la nuit des temps pour exécuter leurs fantasmes ... nous n'avons pas encore trouvé le moyen de les "encadrer"  ... aucune loi n'y parvient ... aucune raison ne les gagne, même pas l'autorité forte ... quand le pouvoir des dieux tue le pouvoir des "Hommes" même la mort leur semble profitable ... je suis ulcérée ...<br /> tu nous dis, nous le pensons tous, que faire ?<br /> amitié .
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D
Toujours cette intolérance, ce sectarisme religieux, cette folie humaine. La dérive islamiste est présente en France depuis longtemps !!<br /> En arriver là quand même !! au nom de Dieu et de certaines idées !!
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P
"intraitables ....sévérité exemplaire .....nani-nanère ...de tout cœur avec les familles " encore un concert  de paroles politiques de circonstances .<br /> Tu le dis bien, c'est aux musulmans eux -mêmes de faire un peu le tri , voire organiser le combat, en leur sein ...Encore que des associations bien-pensantes en profiteront pour parler d’intolérable épuration , etc..., et tous les poncifs connus à vomir.<br /> La liberté d'expression n'est pas seule en cause , loin de là.<br /> Toujours mise en avant , c'est le paravent, ( personnellement je parlerai plutôt de tarte a la crème ) utilisé pour ne pas parler du problème vrai , qui réside dans ce fait que l'Islam permet ( et on ne s'en prive pas , visiblement) de placer la religion , et donc ce dieu , sans majuscule , car je parle de fonction, au dessus de toutes Lois Républicaines .<br />  ils n'enfreignent pas la Loi Républicaine : car elle n'existe pas, sauf a être celle du prophète .<br /> on parle une langue qui n'est pas la leur. C'est dieu , le chef....donc pensez donc que nos chefs a nous....républicains , élus et tout le toutim, ils s'en tapent, car ça compte pour du beurre.<br />  et comment attendre qu'une partie de ces adeptes de cette religion s'en prennent , ou  s'élèvent contre leurs semblables , puisque obéissant à la même règle . Certes , je fais l'effort d'en être conscient, et je suis tout prêt à croire que les stades de croyances sont multiples et que des modérés , ou mieux des musulmans laïcisés, existent, mais qu'ils se montrent et qu'ils agissent. Car, quid de  la famille de la gamine qui a rapporté des faits ayant entrainé ce drame ? Ce sont surement des musulmans modérés, dont le voisinage dira que ce sont des  gens très bien ,  cependant ils ont diffusés ces faits ( enfin , leur vision, ) sur les Rézosocios . Avec les suites effroyables qu'on sait.<br /> Alors, où est , où se situe cette limite entre modérés très croyants , et futurs nouveaux intégristes en devenir.<br /> Bref , comme on dit dans ces moments là, avec une 'tite bougie sur sa fenetre pour faire plus sérieux :<br /> " PAS D'AMALGAME !! "<br /> OK, mais pas d'amalgame entre qui et qui ? entre quoi et quoi ? une clarification de la part des intéressés eux-mêmes  est plus qu'urgente. Elle devient impérative , faute de quoi, toute réflexion sur séparatisme , intégrisme et autres sera vaine tant qu'on ne nomme pas les choses et qui est hors la loi. Des voix ont déja hurlé au loup , face a cette proposition de loi contre le séparatisme : il faut parler de toutes les religions . Faux , il faut parler en premier lieu de celle qui tue , qui assassine. et il faut refuser ces références aux croisades catholiques datant de 1000 ans, et ces allégations laissant penser que d'autres drames du même genre sont possibles dans toutes les religions . c'est risible .enfin non, mais ceux qui véhiculent encore ce genre de comparaisons a ce jour sont ridicules .<br /> voila ,tu m'as fait avoir mon coup de gueule du matin,<br /> et j'aime beaucoup ton expression "Nazislamisme"
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L
J'ai le coeur brisé... et manque carrément de mots, et même, de pensées construites... Oui, je suis d'accord avec toi.
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M
Je suis totalement d'accord avec toi mais...qu'en est-il de la liberté d'expression, des moyens pour y arriver? ...cela me rappelle une certaine période que nos parents et grands-parents ont connu...<br /> Bises  " toutes chagrines" du jour<br /> Mireille du sablon
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