Pâques floues
Que ce soit le week-end de Pâques ne cesse de m'échapper tant qu'on ne me le rappelle pas régulièrement.
Mais comment avoir de réels repères du temps quand tant et tant on se niche comme dans un repaire, fenêtres oculaires ouvertes sur soi-même ou la lucarne grise de l'ordi ou de la télévision.
J'ai cessé de culpabiliser à ne pas aider mes semblables, quand j'ai admis que "ne rien faire" était aussi une façon sinon de les sauver, au moins de les protéger, en évitant la prolifération éventuelle de mes miasmes, ainsi qu'éventuellement des leurs.
Selon les corps de métier -que le mot corps a d'importance en ces mois où il revêt une autre épaisseur, une autre approche, une autre attente !- le temps s'est accéléré, a ralenti ou carrément stagné au fil des jours, même si cette stagnation-là, à l'instar des eaux de Venise, peut faire voir avec plus de clairvoyance, sinon de transparence, ce que nous sommes, et ce que découvrons être important, à cultiver dans l'après.
Le cadeau de Pâques ? Un espoir semblerait se faire jour dans notre présent :
macrolide+c3g (voir ici)
