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KroniK73 (2023-semaine18)

Publié le par Nikole

 

MAI

                  Lundi 1er

 

 

 clic !

KroniK73 (2023-semaine18)

 

 

     Arrêt des activités, pas des manifestations. Classiques un premier mai, elles revêtent cette année une revendication pas près de finir. Bien sûr, des blocs-noirs-casseurs mettront sans vergogne en danger lieux et gens. On les connaît, on ne fait rien. En France, on n'a le droit de se rebeller contre la racaille que quand elle a tué, et encore. Une fois de plus, s'il est vital d'avoir des droits, il est vital d'avoir autant de devoirs. Et à la violence il faut parfois opposer la violence. Ces gens-là n'ont pas de pitié, ce sont des nuisibles de bas-étage. Pas de pitié pour les sans-pitié.

    Au début du film "Martin Eden" (d'après le roman de Jack London), j'ai eu envie de noter ce qui se disait en exergue, et qui a un certain rapport avec ce que je viens d'écrire : Le monde est donc plus fort que moi. Face à ce pouvoir je n'ai rien d'autre à opposer que moi-même. Ce qui au demeurant n'est pas rien. Aussi longtemps que je ne me laisse pas submerger je conserve toute ma puissance. Et ma conscience reste redoutable tant que j'ai encore le pouvoir de mes mots. À opposer à celui du monde.
   Mais ce n'était que le tout début du film. Ensuite, une chanson italienne digne d'un "roman-savon", comme on dit au Québec, et un jeu qui m'a fortement déplu d'emblée, m'ont ôté l'envie de voir la suite de la diffusion : arrêt.

 

 

Mardi 2 mai

clic !

KroniK73 (2023-semaine18)

 

     Cette page a commencé par une touche de rouge, pour faire joli, et elle me poursuit (un peu).
    Jusqu'à aujourd'hui, j'ai dans ma vie, usité nombre de couleurs et coupes sur mes cheveux, allant du blond le plus platine au noir le plus corbeau. Je pourrais écrire un livre sur les multiples anecdotes et péripéties que cela a engendrées. J'ai fait bien des essais, me refusant, bêtement, et dommage que je n'en aie plus envie aujourd'hui, car alors je le ferais sans me préoccuper du qu'en-dira-t'on, à me faire teindre les cheveux en bleu Bilal, fascinée que j'étais alors par sa femme-piège.
    N'empêche, j'ai un dossier espécial photos-télé et découpe-magazines, quand il m'en tombe un sous la main  recélant quelque image attirant mon œil sur ce que je pourrais volontiers essayer un jour. Et comme mon monde est visuel, j'affiche, dans un coin (mon appart est comme un atelier expérimental).
    S'y mêle, malheureusement, aujourd'hui, le problème des cheveux gris, récurrents, poussant vite, en plus, chez moi, et que je serais presque prête à assumer (mais ptêt pas sur cheveux longs, ça fait sorcière -encore que toute femme soit sorcière, n'est-il pas, ah ! ah !-) si LUI ne parvenait à en accepter l'idée. Tout ça pour dire qu'après des sommes folles laissées chez le coiffeur, je m'en occupe moi-même, avec plus ou moins de bonheur. Ayant mélangé dans mon esprit tortueux mots qualifiant deux couleurs -cuivré, acajou- et la photo de la boîte ayant bien aidé à ce que je me fourvoie, je me retrouve avec des cheveux très foncés à reflets presque rouges, quand je voulais LUI faire la surprise d'un châtain clair un peu cuivré. Ahurie devant mon miroir et cette teinte durcissant mes traits, déçue et mécontente, j'ai fini par m'adapter à mon image changeante, changée, et par en rire. Et après tout, je me rends compte que cela correspond à une des images découpées scotchées sur mon vaisselier -anticipation ?- avec cette photo de feue Anne Sylvestre, qui arbore, même si je pense l'avoir a priori sélectionnée pour une coupe possible, les couleurs que je défendrai à partir d'hier après-midi et pour quelque temps encore.

 

Mercredi 3 mai

 

KroniK73 (2023-semaine18)             

 

KroniK73 (2023-semaine18)

 

     Dois-je commenter ? Non, je vais m'abstenir de gueuler une fois de plus contre la façon de faire de certaines gens ... peut-être eussé-je dû, en plus du reste, afficher de grandes photos porte ouverte/porte fermée, avec une photo en rouge et une autre en vert, mais c'eût sans doute été inutile. Quoi qu'on fasse, il y en aura toujours qui laisseront ouverte cette p..... de porte ! Et qui seront les premiers à se plaindre s'il arrive quelque chose.
    J'ai quand même souri en constatant qu'il y avait plus puriste que moi en orthographe. "Fermer" convenait : on peut utiliser l'infinitif pour un conseil, une injonction ou un ordre, selon le ton (oral) qu'on y met, mais il est vrai que l'impératif est sans doute plus direct et se veut plus efficace ...  pour une fois cependant, la correction ne vient pas de moi (qui me suis contentée d'insister et de souligner !)
   

 

Jeudi 4 mai

    Je pense avoir un réel problème de rapport aux objets. Le matériel ayant une histoire, de lieu, de personne, de circonstance, il porte une charge affective, et effective, réelles. Bien sûr que c'est moi qui projette, bien sûr que toutes ces entités partiront, et je le souhaite, il ne faut pas, ou de façon parcimonieuse s'ils, elles, le souhaitent, que d'autres supportent ça après moi, et/ou parce que ça vient de moi, partiront, disais-je, dans le vide en même temps que moi ... mais là encore, c'est accroché à moi, comme en une armoire à glace, miroir, de ce que je suis ...
    Et du coup, maintenant, quand je jette, car je suis déjà assez syllogomane comme ça, des vieux contenants, des papiers, toutes, toutes sortes de supports, des produits caducs que j'ai trouvés jolis, auxquels j'étais attachée ... des chaussures ... je les photographie et les enferme à jamais dans un dossier ordi comme en un cercueil doré. Contrariété d'avoir photographié ces jours des objets que, mystère, je n'ai pas retrouvés dans mon appareil.
    Mais plus rien ne m'étonne de mon atelier-de-vie hanté ou habité par des mouvements, des mécanismes que je ne m'explique pas.
    Le café a fini de passer : ma cafetière fait entendre un friselis persistant de son que je ne lui connais pas, je ferme, ça continue, je débranche ... ça continue ! ... so, what ?
Plonk ! Du bruit dans la cuisine : Une petite bouteille posée sur le haut du frigo est tombée sur le sol, placée trop près du bord. Je la replace, loin du bord ... lendemain : plonk ! ! So, what ? Ok pour une explication (physique ?), laquelle ?
    Le pire, ou le plus drôle, au choix, le micro-ondes, qui, pas systématiquement mais régulièrement, tourne à l'envers, surchauffant immodérément son contenu quand on ne fait pas gaffe et qu'au bout d'un moment on trouve que quand même, ça dure ! Quand je LUI ai raconté ça la première fois, connaissant mon peu d'engouement et mon beaucoup d'incompréhension pour la technique, il ne m'a bien sûr pas crue, jusqu'à se placer en face du bitoniau avec des yeux comme des soucoupes en constatant que je disais vrai ... so, what ? C'est quoi, l'explication : LUI, ne comprend pas ... vous ? 

 

KroniK73 (2023-semaine18)

 

Vendredi 5 mai

     Rêve : non, pas de chemins, mais oui, une salle, des gens, nombreux, un dossier, lourd, qu'on se refile, avec des choses pas claires. Plus tard, d'un étage, une "boîte de fichage" (parfois, j'invente des mots, même dans mes songes) ... visuellement, une grosse gamelle vide, ouverte, en fer-blanc, jetée, par une fille, d'un étage, sur la tête de quelqu'un (raté !) ... la fille se sauve et je la poursuis pour lui demander pourquoi elle a fait ça. Fière d'elle, elle me dit en riant avoir voulu punir la personne de faire des safaris. Explications ??? ... rires.

 

Samedi 6 mai
   
    Rêve dense encore (comme d'hab quoi) mais je vais cesser de raconter ici mes rêves : qui pourraient-ils intéresser d'autres que moi ?
 
    Hier fut une journée mélangée et assez difficile, presque surréaliste, avec mon aînée, d'allers et venues pour bénéficier de promotions très intéressantes ici et là. En passant entre de vrais lieux par des données Internet plus approximatives les unes que les autres (ce sont souvent des usines à gaz aux chemins tortueux et aux recoins difficilement atteignables mais obligatoirement dénichables pour mener à bien l'opération !!! un peu à l'image -et encore, allégée et édulcorée- de cette phrase qui n'en finit pas). Malheureusement, la ristourne aura été moins importante que prévu, car à cause de notre gentillesse naturelle et de notre manque de méfiance (même si j'avais réellement senti un truc bizarre) elle s'est fait voler son billet de cinquante par des enfants qui ont volontairement fait tomber un truc qu'elle a ramassé, détournant notre intention, restant souriants et partant vite après ça (d'ailleurs, c'est bien plus tard que nous nous sommes aperçues du forfait de ces petites ordures dressées par leur parent qui n'était pas loin). Mais définitivement, cela nous, et lui, servira de leçon. Se méfier, en plus des racailles avérées, de ces racailles en devenir que sont des enfants aussi, non pas élevés, mais abaissés par certains adultes. Qu'ils crèvent, tous ces parasites, je les hais, encore plus là, spécialement, parce qu'ils ont fait du mal à la mienne, "d'enfant" ! 

KroniK73 (2023-semaine18)

 

    Bah, c'est difficile à vivre, un vol d'argent, et c'est difficile à supporter, ce sentiment d'injustice et d'impuissance. Nous avons accusé le coup, longtemps, et puis il ne fallait pas se rendre malade avec ça, ça ne servait à rien, mais contrôler son corps est une aventure ... Nous avons fini par essayer de penser à autre chose, avons parlé, mangé, joué. Solidaires. Unies.

 

KroniK73 (2023-semaine18)

 


    Le jeu, c'est toujours le triominos : ce jour-là, je n'ai pris que de redoutables pâtées, et puis, aujourd'hui, la chance a tourné, et me voilà à sortir trois 50 et même un soixante, intersection d'hexagones ! Et cette figure, qu'est-ce qu'elle est belle !

 

KroniK73 (2023-semaine18)

 

    Et puis, ma grande gerbille s'en est retournée vers son Sud d'adoption, laissant mon cœur de maman aimante submergée d'émotion et de trouble. Marées. Les vagues se calment et tous les rivages, apaisés, vont s'endormir sous la lune. En cet instant, je pense à vous tous, visages aimés qui sont en moi. Je vous chéris si fort.

 

Dimanche 7 mai

    Demain, vacances. Fébrilité récurrente des avant-départs, et nuit à venir sans doute inquiète, ce qui est stupide car partir est un bonheur quand c'est avec celui qu'on aime, en un lieu qu'on aime ... ah, le corps et ses vieux traumas surgissant par vagues ... je les noierai, apaisée, dans les vraies, salées, iodées, belles, ouvertes, libres.

 

 

KroniK73 (2023-semaine18)

 

 

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