AVEC LE COEUR (35)
Dysfonctionnements*
clic, mais pas sur le petit bout déjà déchiré ...
© L'oeil du Krop
*petits, mais costauds
J'avais d'abord mis ce billet dans la catégorie avec les nerfs parce que j'étais privée d'Internet, et qu'on est pour la plupart addict de cette immédiateté, de cette fenêtre ouverte à portée de main ; addict de la satisfaction immédiate de nos besoins de nos désirs. Mais rien n'est magique, il y a des fils, qui lâchent, des connexions, qui "déficient". C'était moins pratique, avant, certes, et ne boudons pas le progrès, surtout pas celui-là, mais il ne faudrait pas oublier, non plus, l'absurdité d'être irrité(e) en face de l'attente, du délai, en prenant ça comme une injustice !
Et des fibrilles nerveuses, je suis passée à celles du coeur, parce qu'on est attaché(e) affectivement à certains objets, comme si les sentiments qu'on éprouvait pour les personnes qui nous ont transmis ces objets avaient une trace tangible en eux, comme si les souvenirs les plus physiques ce n'était pas en nous-mêmes qu'ils étaient, avec une force qui de loin dépasse celle des objets.
Et hier nous parlions de cela, et J. m'a demandé : "Tu n'as pas peur de le casser le saladier de ta grand-mère, à t'en servir tout le temps?" Je lui ai répondu alors que si, je serais peinée, mais que je préfère utiliser les choses que j'aime, les avoir toujours près de moi, et qu'il ne faudrait pas qu'on soit si attaché aux choses matérielles. Oui, c'était hier soir. Et ce matin :
clic, mais sans vous couper ...
© L'oeil du Krop
Nina Tambo, Fading

