Confins
... Les bienheureux ...
(clic pour voir un peu plus de peau)
Quand, en apparence au moins, l'enfermement montre un air de vacances ... Madame rêve ... Mais madame est courageuse : soleil il y a, certes ... mais il faisait très frais ce jour-là ! On quémande le soleil et on s'empare du froid, peut-être, quand on cherche des remèdes magiques pour tuer d'étranges maladies ...
Véronique Sanson, Étrange comédie (sinon ici)
... de la désolation ...
Petit à petit, quand on se met à lister les séparations obligatoires et qui font mal, on se met à penser à l'amour ... celui de parents éloignés de leurs enfants, habitant ailleurs, pas si loin ou très loin, ce qui ne change rien à la chose ; celui d'ados qui s'aiment et se voyaient au lycée ou le soir en cachette en faisant le mur ; aux pères ou aux mères parti(e)s en déplacement et bloqué(e)s ; aux adultes amant(e)s, aux adultères triomphants devenus plus que back-stage, cachés derrière des messages silencieux, des rendez-vous muets. Aux amours avenir retrouvées, craignons les manques de souffle mortels (petitement mortels, espérons-le !) nés de trop fortes étreintes, longues, étouffantes, enlacements compacts, têtes blotties dans le parfum du cou de l'autre ! ...
Alain Barrière et Noëlle Cordier, Tu t'en vas (sinon ici)

