Une maison musicale ...
... pour notre claire sympathie (Rimbaud)
... car nos souvenirs de chansons, de musique, mélodies, tempos, décibels sont aussi des maisons que nous habitons ou que nous avons habitées plus jeunes, et les pièces y ont encore parfois un parfum à nul autre pareil.
Mike Shrieve n'est pas mort.
MIKE SHRIEVE quoi !
Moi je lui avais bâti une légende de drums hero ; je ne le remisais pas dans le Club des 27, mais celui des 17, âge auquel je pensais (en fait il en avait 20, ce qui est certes très jeune aussi) qu'il avait officié avec tant de brio à Woodstock en accompagnant Santana.
Oui, je le voyais mort, de surdose évidemment, comme je m'imagine que sont morts bien des planés d'alors, mixtures psychédélogènes aidant ... Carlos de Santana ne racontait-il pas que sous LSD lors de ce concert, les notes sonnaient sur sa guitare avant même qu'il les joue.
Je m'étais fait mon cinéma, ce jeune batteur à gueule d'ange avait succombé à la folie de l'époque, flower power, sweet and hard drugs power.
Ben non, bien vivant le Mike ... le jour où j'ai découvert ça -et ça ne fait pas si longtemps, une paire d'années je crois- je ne savais que penser de ma réaction à la fois soulagée qu'il soit vivant mais un peu déçue, je l'avoue même si c'est stupide, qu'il n'ait pas eu un destin d'étoile filante, foudroyé dans sa fulgurante beauté.
Sont résistants quand même, les mecs ; certes il y a eu beaucoup de morts mais comment un Jagger ou un Iggy Pop peuvent-ils encore être en vie, sans dèc ?
Je parcours mon blog, cherchant des choses, et je tombe sur l'article qui précède, jamais posté, bien qu'écrit il y a plus d'un an ! ... alors je le sors des oubliettes ... Mike ... bien vieilli on dirait !
Un peu moins de boucles, un peu plus de présence du corps, mais on le reconnait !
Ce fut le premier Rock&Folk que j'achetai ; il faisait la couverture.
