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Kronik (41)

Publié le par Nikole

 

Mercredi 28 septembre

     J'avais mis l'écrit du vingt-huit septembre suivant en quarantaine, me demandant s'il ne valait pas mieux l'effacer tant il est enragé ; finalement je le laisse mais je doute encore de l'utilité des colères du vulgum pecus, de mon bla-bla et de celui d'autres en face de gens qui refusent de voir le trou sans fond où la France est précipitée. C'est fatigant et aride.   

 

 

 

 Kronik (41)

 

    L'extrême gôôôche politique refuse de jouer un match caritatif de football avec le RN ; voilà qui est fair-play, poli et diplomate. Rien d'étonnant à ce qu'ils cautionnent ce que font les musulmans prosélytes, ils font pareil, dans le fond, ils sont profondément sectaires et sans loi autre que la leur ; entre les hommes islam(istes) qui refusent de serrer la main des femmes, de poser leur derrière derrière les leurs et un petit con ex-dealer revendiqué qui sélectionne qui est digne de sa poignée de main, faisant fi de ce qu'est l'Assemblée, représentation d'une élection législative ; entre des femmes qu'on tue en Iran parce qu'elles ôtent leur voile et des gens -des femmes de gôôôche- qui promeuvent son port comme simple vêtement et défendent toutes les connes qui le portent par provocation anti-républicaine, en France ! allant même jusqu'à torchonner leurs petites filles ! je ressens comme une vague similitude gerbatoire.
    Après, nos indignes donneurs -et donneuses- de leçons pousseront des cris d'orfraie en constatant la droitisation de l'Europe ! Mais ce sont EUX, aussi, qui provoquent ça. Aux gens, ignorés, tenus pour rien, on peut pardonner des attitudes désespérées, des tentations du tout pour le tout, d'un besoin reptilien. Qu'une vraie gauche émerge avec des principes qui a priori devraient être les leurs, une gauche laïque, honnête, sans œillères collabo et avec le souci des gens, et bien des gens reviendront vers eux. Je n'y crois pas. Les initiatives, les comportements, en bas -loin des fastes- de celles et ceux qui tentent de "faire quelque chose", sont trop parcimonieux, isolés, et critiqués pour que ne pourrisse pas sur pied l'Europe, et le monde, par les racines, comme les cactus, quand on les arrose trop.

 

     Alençon etc. etc. etc. J'ai une idée : "Si on tirait dans l'tas !" Légitime défense des policiers et des pauvres gens (pauvres) dont les voitures sont brûlées, et qui sont prisonniers des mafias, toutes : de l'argent, de la pensée-œillère totalitaire et des pouvoirs mortifères par la force, le harcèlement, l'humiliation.
    J'arrête de parler de tout ça. Parce que ma violence ne sert à rien. Ma rage haineuse contre le Mal ne sert à rien. Je vais revenir, là, vers mon nombril et cultiver l'égoïsme.

 

 

 

Dimanche 1er OCTOBRE

 

Kronik (41)

 

    À croire que jamais on ne change, malgré notre lutte avec nous-même. Engoncée, sans doute à cause d'une procrastination visqueuse, dans des dysfonctionnements entre administration, "communication" internet et mauvaise gestion financière (tout se rejoint toujours), je me suis mise en tête, tout en m'en sentant coupable, de m'offrir des fleurs. Symboliquement, pour le  soleil, la lumière, la couleur, j'ai pensé qu'un tournesol, ce serait bien.
- "C'est pour offrir ?"
- "Non, enfin, oui, mais à moi" ai-je précisé presque tout bas. Pourquoi donc alors me suis-je entendue dire -sans doute en cherchant intuitivement à me justifier- que c'était pour me consoler, ajoutant même, ce qui peut passer pour de la complaisance, que j'étais triste.
Le bouquet sur le comptoir, j'ai fourragé dans mon porte-monnaie, interrompue par la fleuriste.
- Ne cherchez pas, je vous les offre ...
Je me suis mise à pleurer.

 

*

 

    Plus tard dans l'après-midi, en train de regarder une série ("Docteur Foster", de ces hasards), je me prenais deux minuscules bonbons-échantillons-pharmaceutiques (anti-stress, anti-fatigue, de ces hasards) quand, à peine l'ingestion faite, je me mis à paniquer : il se passait un truc bizarre dans la moitié droite de ma tronche: lèvre qui gonfle, joue qui s'anesthésie, gorge qui pique ... oh, pas de façon délirante certes, mais assez rapidement pour inquiéter l'angoissée notoire que je suis. Ni une ni deux mais le 15, où un médecin me fait paniquer plus encore : il m'enjoint à prendre vite fait un taxi et à aller aux urgences hospitalières de Montdor, rapport au fait que je peux faire un œdème (je me pense, tragique, de "couic !") grave ... ce que je fais en tachycardant à donf, bien sûr ("guenille s'il en est/ma guenille m'est chère !"). Grâces soient rendues, au moins cette fois, à l'hôpital français, qui me prend tout de suite en charge au tri et me fait les premières vérif de base (oxygène et que sais-je encore) et me rassure sur l'attente qui suivra : "Si vous respirez mal, vous frappez, on est tout près".
    Les symptômes ont diminué progressivement, mais ce qui est inquiétant, c'est qu'ils ne savent pas ce qui m'est arrivé ; je pensais à une allergie (à quoi ? à l'aubépine ? mais j'en ai déjà bu en tisane !) mais une allergie ne s'arrête pas à la moitié de la figure ... Encore un de ces mystères du corps ! La vie est forte et fragile, et on a parfois l'impression que ça peut basculer en une seconde. Ce fut en tout cas mon sentiment ; quelle trouille j'ai eue !
    Au tri, ils nous mettent un bracelet d'identification, comme au bras des nouveau-nés ; et autour du gros orteil des morts, dans "Les experts" ... c'est à ça que j'ai pensé, à la vie et à sa ligne, sur un fil.

 

 

Kronik (41)

 

*

 

    Pôle nord, pôle sud ... bipolarité alternative de l'énergie souriante et de la fatigue déprimante : d'un désagréable achevé, cette impression d'être un yoyo géant.
J'ai envie de légèreté, d'insouciance, de vitres douces, de bruits feutrés, de nuits claires.

 

 

Kronik (41)

 

 Le Krop, l'oeil et le ©alame pas ©alme.

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