KroniK (55)
Lundi 19 décembre
Une belle lumière s'installe dans la pièce du matin ...
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Beaucoup d'effort à la séance de pilates ce jour : longs exercices d'équilibre, d'abord précaire, puis un peu moins pire, forte concentration de rigueur, puis gainage dans des positions argh ! Fatigue sportive ! Je suis sortie du cours épuisée. Mais je sais depuis longtemps que ce que j'y fais est bon pour moi.
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Certes Noël est dans quelques jours, mais qui a dit qu'il était interdit d'acheter le sapin au dernier moment ? Il n'y en a plus à Monop, ni chez le fleuriste d'à côté ! Je ne prétends pas que ce soit général mais je suis en rage contre ce mouvement puissant et imbécile de nous obliger à faire toujours tout en avance ; j'ai d'ailleurs été très étonnée de ne pas encore trouver sur les étals des chocolats de Pâques. N'importe quoi sur ce sujet aussi, l'organisation commerciale du monde ! S'en occuper demain matin.
Mardi 20 décembre
Encore ! La lumière glisse doucement sur la maison des livres et des objets : grand ouest de l'aube avancée.
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Nul oreiller en cause : je me suis éveillée avec le même point douloureux à gauche, heureusement estompé puis disparu au bout d'une petite heure ; que fais-je donc la nuit pour que "douille" cet endroit précis ?
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Après la semi-fatigue d'hier et son glandage adjacent, j'ai repris du poil de la bête (pourquoi utilisé-je des expressions qui ne me plaisent pas ?! ah, la force des habitudes lexicales ?)!
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Troisième aller-retour au recyclage : le poids d'un âne mort (tiens, encore un réflexe lexical que je n'aime pas mais que j'ai) ou bien plutôt, presque celui de mon poids, vivante, lequel est conséquent.
Mercredi 21 décembre
Rêves épais où je défie l'autorité. Et puis cette image, vue du dessus, d'un chat noir descendant l'escalier d'un monument antique. La nuit, éveillée plusieurs fois quelques instants, je m'étonnai d'une lumière persistante dans un appartement au loin. Au matin, elle n'était plus là.
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Vraiment, j'avais besoin d'une séance chez le coiffeur. Et envie de plus de blondeur.
Ils sont assez doués, mais quelle habitude désagréable de mettre de la musique tonitruante. Ce jour, c'étaient les années 80. Bon, même si je n'écoute plus ça, j'ai reconnu plusieurs de mes 45 tours ; y'a eu pire, chez eux.
Jeudi 22 décembre
Un autre aller-retour "papier" avant l'arrivée de ma gerbille du sud en fin d'après-midi (aussi lourd et encombrant qu'un sac de gravats de chantier, du moins à ce qu'il m'en semble): je me demande à combien de kilos descendus j'en suis ! la cadette continue d'aller travailler ; elle a re-consulté un généraliste qui lui a prescrit des anti-inflammatoires plus fort, en même temps qu'un médoc pour préserver son stomago (ce mot, subitement, me revient en tête, très bon souvenir cinéma passé : "Estômago"). Elle me dit être amenée à choisir, malgré tout, car elle a quand même des brûlures, entre cette douleur-là et l'autre. Mama mia, vivement janvier -pour ça- qu'elle retourne à ses séances commencées chez sa kiné !
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À la caisse du Monop, une (vieille) cliente se voit proposer un abonnement (intéressant pour les courses fréquentes en ce magasin : sur la nourriture et les produit d'entretien, une ristourne allant de chépa combien à dix pour cent -si l'abonnement est annuel-). La cliente veut essayer un mois, pour voir. La caissière lui dit que pour un mois il faut faire la démarche par Internet. La cliente arbore un rictus, un geste du bras, une moue, tout ça en même temps, et refuse, demandant alors combien ce serait pour six mois ... Environ cinquante euros : elle refuse, c'est trop d'un coup pour elle. On se regarde, je lui souris et compatis. Pour sa tristesse encolérée que je partage pour le numérique de plus en plus envahissant, y compris et surtout pour tout ce qui concerne les rapports humains. HUMAINS. Les machines doivent nous aider, pas nous asservir.
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À la boulangerie, la vendeuse répond à mon souhait de bonne après-midi par un vous "zaussi", insistant bien sur la liaison : ça m'attendrit, car la liaison est une espèce en voie de disparition ; faut dire que ça se bouscule dans le cimetière grammaire-orthographe, il y a foule, et je me demande quels sont les groupes les plus actifs démographiquement, entre les subjonctifs, points-virgules, passés-simples, h aspirées et autres pronoms relatifs : "Viva la muerte" ?!
Vendredi 23 décembre
Aujourd'hui, anniversaire de mon "petit" frère ; j'aime bien cette photo d'enfance où nous sommes tous les deux :
Samedi 24 décembre
Fébrilité joyeuse des préparatifs pour le soir : courses (la caissière, en riant : "Ça fait combien de fois que je vous souhaite de bonnes fêtes ?") Toujours un truc à prévoir au dernier moment, ou un peu avant. Et le temps passe vite ; préparer la table (nappe offerte avant pour pouvoir s'en servir le soir même).
Ce fut une soirée si agréable ! Beaux souvenirs à garder de partage.
Dimanche 25 décembre
Les lendemains de fête sont lents et doux. On regarde la télé (découvert des courses de "caisses à savon" qui nous ont tiré des brassées de fous-rires comme au temps de l'énervant mais quand même parfois rigolo "Intervilles"), on se décide à sortir pour prendre un peu l'air et le frais. D'autres ont fait comme nous et longent la Marne : le sentier est un peu mou et collant, je n'ai jamais aimé les sols boueux, même un peu, mais c'est bien d'être dehors, comme hors du temps.









