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KroniK 60 (2023-semaine5)

Publié le par Nikole

 Lundi 30 janvier 

    Les cris d'un enfant hurleur ont accueilli mon éveil. Puis, peu à peu, les sons ont diminué comme sur un chemin qui s'éloigne, pour revenir à un silence étale. Deux heures avant, déjà, un corbeau avait tonitrué un son noir à deux ailées de ma fenêtre matinale. Le gamin parti à l'école et me laissant à ma vacuité heureuse et enfin libre, mon autre oiseau, familier, au chant presque doux, a enfin eu assez d'espace pour enclencher le signal de la vraie vie.

 

KroniK 60 (2023-semaine5)

 

    Plus tard, un peu, j'ai réalisé que la journée allait avoir une pénible connotation technique (mais je l'ai déjà raconté ICI).

 

Mardi 31 janvier 

 

KroniK 60 (2023-semaine5)

 

    IL s'est repris des coups de laser dans l'œil gauche pour peaufiner sa couture interne, par son jedi d'ophtalmo. Heureusement qu'il a récupéré une grande partie du droit car il y aurait de quoi paniquer. Pour autant, c'est inconfortble et il va falloir attendre des mois pour que SA vue redevienne à peu près valide. Nous sommes assujettis à de drôles d'évènements. Méditer sur le hasard. Les forces contraires. Le destin.

*

KroniK 60 (2023-semaine5)

    Encore des problèmes d'ordi, de décalages divers. Aller au théâtre1 m'a fait du bien et éloignée un temps de ma mauvaise humeur. Et enfin, on sait ce qu'on va jouer cette année : des scénettes multi-auteurs sur le thème du couple, de la rencontre à la rupture, avec des textes différents allant des Bidochon à Barthes en passant par Molière, Shakespeare, Giraudoux, le "Quai des brumes", et j'en oublie ; un programme assez tentant. En avant !

 

 

FÉVRIER

Mercredi 1er

    Le premier jour du mois LE ramène, en même temps que ma cadette pour quelques jours. La différence de vie avec mon célibat temporaire est énorme et me fait sourire.

 

Jeudi 2 février 

    Le cours de théâtre2 a été moins difficile que je ne le craignais. La metteuse plus précise et encourageante. N'empêche, je ne pensais pas avoir autant d'états d'âme dans ce domaine. Serait-ce Tchekhov qui me pose des problèmes de compréhension ... moi, c'est Beckett que j'aurais préféré jouer, mais ce n'est pas moi qui décide ;  s'adapter, se mettre au défit et évoluer !  Un peu d'orgueil au passage ?

 

Vendredi 3 février

    Miracle du jour : ils ont réparé l'ascenseur : "c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup" (j'habite au cinquième étage ... et parfois mes g'noux -à la différence du gnou ?- sont grmmmp !


*

    C'est un véritable plaisir de revoir des "vieux" films, l'adjectif ne signifiant d'ailleurs rien, pas plus qu'ancien, d'ailleurs, mais un film où les hommes boivent, fument, téléphonent en utilisant un combiné en bakélite avec sa grosse "roue", le tout dans un Paris où la tour Montparnasse est à peine en érection et les Halles largement éventrées semble tellement dater ! Pourtant, dans ce film, "Le tueur" (Jean Gabin, Fabio Testi, Bernard Blier comme acteurs principaux) c'est ainsi que les choses se passent, et je trouve ça extrêmement ... comment dire ? ... rafraîchissant.

 

Samedi 4 février

     Dehors il crachine. Les travaux incessants auprès de la boulangerie, des mois qu'ils réaménagent ce coin de quartier, et la pluie intermittente, ont déposé une bouillasse grise sur le trottoir. Je n'aime pas marcher là-dedans.

*

 

KroniK 60 (2023-semaine5)

(Brandt)

     Petit tour rituel à la galerie Polka en ses nouvelles expos, Salgado (qu'on a beaucoup vu maintenant), Nick Brandt (dont nous avions manqué la première "session").

    De Salgado, je n'ai pris cette fois aucune photo de photo, mais en me remémorant celle-ci :

KroniK 60 (2023-semaine5)


  ...  je me rends compte qu'elle me rappelle une autre image forte (de fiction cette fois), celle de Ch. Vanel, bloqué dans une mer d'huile au moment où Y. Montand va lui passer sur la jambe avec son camion, dans le film de Clouzot "Le salaire de la peur" !

 

    

Dimanche 5 février

    Insomnie. Désagréable. Il est rare que ça m'arrive. Ensuite, rêves lourds. Foule : souvent, plein de gens dans mes songes. Sensation d'encombrement, de manque d'amplitude physique. De déplacement possible. Cette nuit, université. Plusieurs fois déjà. Je ne comprends pas pourquoi, mais comprendre ses rêves !... Obligée de parler, de faire preuve d'éloquence, pour qu'on m'accepte, où ? Sourire de la prof, sans toutefois rien me dire ... théâtre2 ? mais non, je ne suis pas aussi atteinte par ça, alors quoi ? Et à quelles fins ?

KroniK 60 (2023-semaine5)

 

*

    Le dimanche après-midi  (avec le bonus du lundi sans travail) : sur le canapé, le farniente post-prandial devant une série ... ce jour, la fin de "Piste noire". Neiges montagnardes sur l'écran, chaleur sur le canapé.
    Et dehors, il fait soleil. Mais aucune envie de sortir.
    Non, rêver plutôt à une autre lumière, plus tard, plus aquatique, là-bas ...

 

KroniK 60 (2023-semaine5)

 

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