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Kronikole semaine 49 2/2

Publié le par Nikole

 

    Un immense tableau à la Hopper, belle œuvre qui aurait pu se trouver dans le lieu tout près de chez moi où viennent de s'installer des commissaires-priseurs, avec, pour ma première fois, une scène vue à travers la vitrine, d'enchères ; mon faux tableau à moi dans un café presque foutoir tant il y a de cadres sur les murs et des objets partout. Il jouxte un jardin où s'étend, superbe, près de la porte, un énorme rhubarbier ! Y sont disséminées des affichettes pleines de fautes d'orthographe. Un bouquiniste dans l'ombre se tient là aussi, qui me propose d'entrer, invitation que je décline car je n'ai pas encore pris mon café. Café qui va refroidir, et que d'ailleurs quelqu'un qui me ressemble énormément et se moque et rit, renverse en partie en s'asseyant lourdement sur mes genoux, dans le bistroquet, car le petit déjeuner que j'ai commencé pour aller avec tarde à venir. Les songes ...

    Mon vrai café, ce matin, de cuisine à salon, avec pain pain perdu, dans une main, j'éteins la lumière de l'autre, et ça me rappelle ce geste vu jadis dans un reportage par le type qui dirigeait "Voyages sans frontières" et qui a fini par faire faillite. De la faillabilité (é)prouvée d'un monde sans frontières. Et toc !

   L'électricité ! Ce truc con qu'on voudrait voir dans des voitures, mais qui génère tant de problèmes de pollution de tout : des humains qu'on esclavagise, là-bas, loin, et des déchets de batteries insurmontables. Probablement un rapport avec le fric, quelque part. Des solutions  sans (aucun) doute, mais que personne ou presque ne veut prendre en compte (et pourquoi donc, hmmm ?) comme le bio-ethanol. Je la ramène alors que je n'y connais rien mais je suppute des trucs. Sans compter que j'en ai entendu parler, vaguement il est vrai, par Neil Young, oui, oui, le buffle canadien-américain, qui aimant les vieilles bsuperbes bagnoles mythiques de là-bas, se sentait coupable, étant parallèlement marqué par un souci constant écologique réel, et a complètement fait transformer sa belle américaine, se rechargeant elle-même et et ... je ne saurais vous en dire plus mais c'est espliqué dans le reportage sur lui qui est fichtrement intéressant dans son ensemble (arte-tv, quoi d'autre ?) ; et moi qui étais déçue par les prestations du bonhomme que j'ai vu deux fois sur scène dont une catastrophique, qui m'a fait monter dans les tours (il parlait tout le temps entre peu de chansons, un vrai meating, et pas en français, bien sûr !) j'avoue que, même si ce n'est pas une raison suffisante, j'ai révisé mon jugement, bufflée bluffée par sa vie (par ailleurs pas facile humainement, avec deux enfants sur trois handicapés profonds), son opiniâtreté, son honnêteté constante, son non-suivisme. J'ai senti un homme libre qui ne renonçait jamais à l'espoir, comme si de multiples coups d'épée dans l'eau finissaient par transformer les ricochets en tourbillons.

    Bien sûr, immédiatement, je suis (re)tombée sous le charme de sa voix et de ses chansons-témoins de tout ce qu'il a vécu. Je m'imagine souvent bêtement que les chansons partent de rien, alors que c'est forcément comme la littérature : toute production prend toujours racine dans l'intime.

 


    It's a wonder, tall trees ain't layin' down (C'est une merveille, les grands arbres ne se couchent pas)


    La bouche en cœur et le sourire aux lèvres (impossible ? voire ...) j'ai rendu grâces (laïques) à ce type qui venait de mettre de l'essence virtuelle non polluante dans ma machine humaine qui commençait sa journée.

    Pas de photo sur cette page ? Et tes rituels alors ? Ton cahier des charges personnel ? Allez !

 

Kronikole semaine 49 2/2

    

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