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Kronikole semaine 48 2/2

Publié le par Nikole

 

Kronikole semaine 48 2/2

DÉCEMBRE

Vendredi 1er

    La journée commençait mal : ce gros bourdon (cousin du cafard, voir écouter vidéo musicale ci-dessous) dans mon oreille gauche ! Nonnnnnnnnnnnnnn, ça n'allait pas recommencer. Pas de panique. D'autant que j'entendais l'oiseau, dehors, à travers ... bon signe, pas trop mauvais en tout cas.

    Et puis, hormis dans le silence de la chambre, environné de bruits de fond, même faibles, c'était plus supportable. Je me suis donné deux heures avant de me jeter sur les médocs et finalement je n'en ai pas pris, parce que ça a baissé. Même si c'est encore présent. Supportable. Peut-être y penserai-je davantage au retour du silence nocturne ... ce problème, j'en ai ... par dessus les oreilles, mais ça va quand même.

    Avant le rush de demain soir et la pièce à jouer, je me suis octroyé une journée de laisser aller total. J'ai encore du temps pour revoir le texte une ou deux dernières fois. Aujourd'hui, c'était New York Unité spéciale en continu en anglais (que dis-je, en anglais, en américain, rien à voir !) sous-titré. Et j'y ai pris grand plaisir. De toute façon, envie de rien d'autre que ce semi-repos plaidé. Dimanche aussi, sans doute, hibernerai-je.

 

(Dire que j'écoutais ça en ... 93 !  Fugit tempus irreparabile !)

 

Samedi 2 décembre

    Du vin cultivé en Moselle versus mon café matinal, devant la télé. Les boucles ensoleillées du fleuve. Une péniche transporteuse de malt. Des noms (Frouard, Neuves-Maisons) qui parlent à mon oreille, pour être des villes proches de Nancy où longtemps j'ai habité. Et puis, amusant et inattendu, en ce jour où ce soir je jouerai au théâtre, ce long passage sur celui, célèbre, mythique, niché dans la forêt vosgienne, de Bussang, où l'on découvre, d'une mise en scène, des images extraordinaires d'une pièce que nous jouâmes, aussi, il y a quelques années, Songe d'une nuit d'été (ici, là encore ou là toujours).

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     Voilà. On a joué. Gros plantage dans la scène du début mais elles sont retombées sur leurs pieds, même si c'est avec bien du mal. Stress en coulisses car déstabilisant pour les autres et la suite. Mais le public était bienveillant, et les quelques petits trous ensuite des uns et des autres n'ont pas été remarqués. C'est terrible un texte et sa mémoire. Nous avons joué plusieurs fois cette pièce et nous en maîtrisons quand même le texte, à force ; mais sans qu'on s'y attende, un mot qui ripe, un(e) collègue qui se trompe, un blanc soudain à un endroit où l'on ne s'est jamais trompé(e) et il faut mettre une intelligence-sixième sens en alerte et en adaptation pour ne pas se laisser couler et éviter ce qu'on considère comme une catastrophe. C'est passé, ça y est. Je suis libérée. Rideau !

Kronikole semaine 48 2/2

 

     Sur ma page précédente j'évoquais un titre de Led Zep que j'aime beaucoup et que mon frère m'a dit préférer à Stairway ..., en particulier à cause de la structure musicale du morceau, qu'on remarque bien comme étant disons très particulière, même si l'on est pas musicien, ce qui est mon cas ; je ne saurais même plus redire en mots ce qu'il m'en a appris ... Je me souviens, il y a longtemps, et à propos de jazz cette fois-là, avoir déjà ressenti ce décalage ; pour (re)lire la page de l'époque et en écouter les musiques adjointes, il suffit de suivre ce lien.

 

Dimanche 3 décembre 

   

Kronikole semaine 48 2/2

 

     Encore un bison ! C'est l'animal récurrent de ces jours-ci : il y a des périodes, comme ça.
Celui-là est une des premières images de la série Polar Park, que je me suis faite en entier ce jour. Ben ouais, relâchement après la pièce, je me suis offert ça, et ça m'a plu : faut dire que tout y est : un extraordinaire, de justesse, Jean-Paul Rouve (mais tous les acteurs et actrices sont bons, il n'y a que Firmine Richard qui m'insupporte mais c'est personnel) dans une série où tout était là pour me plaire : l'art pictural, la condition d'écrivain et toutes les allusions que cela porte. Conclusion ce nonobstant : la littérature peut être très dangereuse !

 

    Hésitation sur le programme de ce soir ! Opterai-je, une fois de plus, pour un Sautet pourtant déjà vu et revu ?
Le très subversif César et Rosalie ?

 

Kronikole semaine 48 2/2

 

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