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L'air de rien

Publié le par Nikole


    ... sur le tapis  volant évoqué lors de ma page précédente, mes pieds dansent (presque) au rythme joyeux, en tout cas marqué, des musiques, des chansons que je choisis d'écouter aléatoirement.
    Souvent, pour ne pas dire toujours, bien des mélodies, ou des paroles, ou les deux, sont liées à un souvenir, un évènement, une émotion. Et depuis quelque temps, quand je tombais là-dessus :

 


... hormis le fait que mes pattes se mettaient à s'agiter avec festivité, je me disais que ce truc me rappelait quelque chose dans un film, mais quoi ? Et ça m'est tombé d'ssus sans que je ne cherche plus, comme souvent. J'ai sorti de mon souvenir l'image de Julia Roberts au volant chantant à tue-tête avec ses beaux-enfants dont elle ne parvenait pas à se faire aimer.
    Du coup, un soir d'errance-replay (hier), tombant sur ce film proposé quelque part, je l'ai regardé une fois de plus ! C'est un film pour midinette. Je suis une midinette cinématographique, très bon public. Même en ayant conscience qu'un film est mauvais, en en saisissant toutes les ficelles, même si les clichés sont accentués, le mélo à son comble, je marche (c'est le cas de le dire) ! J'ai donc (re-re...)regardé Ma meilleure ennemie, duo batailleur affectif entre les actrices J. Roberts et S. Weaver. 
    Il y a un certain confort à regarder encore un film qu'on connait déjà, à suivre sans crainte le déroulement d'une histoire quand on sait comment elle se termine. Bien sûr, en l'occurrence j'y vais de ma petite larme ! Chaque fois.
    Et moi qui reste facilement sur des colères, même rentrées, des rancunes, qui ne parviens pas, ou mal, à utiliser ce truc qu'on appelle la communication non violente, et qui préfère alors me taire (le silence, la peur des conflits, dans les familles, ça se transmet) dans les situations proches délicates, j'avoue admirer la façon dont, à la longue, ça fonctionne ! De la part des deux protagonistes, même si le chemin et les circonstances mère/belle-mère, ne se font pas au même rythme ... Ouais, ce n'est qu'un film, et j'ai conscience de faire de la psychologie à la petite semaine, mais c'est ainsi, on ne choisit pas le matériau qui nous fait réfléchir.

     Dans le film, la mère (S. W.) a un cancer qui finit par la condamner. Je n'avais jamais avant aujourd'hui écouté les paroles de la chanson évoquée plus haut. Comme elles me parlent ! 
    J'ai cherché qui était cette fille qui chantait avec M. Gaye (vive Internet, aussi) : la fille est morte d'un cancer au cerveau. Ces co-ïncidences m'ont troublée.
    Dans la foulée, j'ai pensé à ma petite mère à moi, morte de ça aussi. Si loin. Si près. La vie est un puzzle.    

    Je pensais à ça ce matin, au retour de la boulangerie, mon paquet de gâteaux de Noël soigneusement coincé entre mes mains glacées, qu'est-ce que ça pouvait pincer ce matin ! ... évidemment j'étais sortie sans gants ni bonnet, ne vérifiant jamais la météo. Cette expression me revenait en tête : avoir l'onglée. Je me sentais empotée, entravée. Et même si j'avais l'appareil photo autour du cou, je ne sais pas comment j'ai réussi à vite vite prendre la photo que voici sans préjudice pour la précieuse boîte pâtissière en équilibre :
 


... j'affirme régulièrement que vivre, c'est être sans douleur d'aucune sorte ... en voyant ces deux-là, je me suis dit aussi que vivre c'est autant ça, prendre dans ses bras et être pris dans les bras de toutes celles, de tous ceux qu'on aime ...  un instant, à ce moment précis, j'aurais voulu être à cette place qui incarne l'Amour.

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