Les insondables
Il est des fleurs partout, pour qui veut bien les voir : citation déjà utilisée en ces lieux, et dont sans doute j'userai encore, puisqu'elle me parle et évoque végétaux et fleurs de rhétorique, feuilles abstraites et symboliques ; plantes offertes qui déclinent ou renaissent, aussi, au gré de la météo ou des émotions qui font et défont les floraisons humaines.
Éveillée avec l'œil sec, il m'aura fallu plusieurs dosettes de larmes artificielles pour que s'acère enfin mon regard. Comme quoi pleurer peut toujours servir à quelque chose, comme irriguer l'instant. Le fluidifier, pas forcément mal.
En regardant ce film : "La fine fleur" -quel titre, réalité et métaphore !- je me suis vite rappelé que je l'avais déjà vu, sans toutefois, comme d'hab, m'en souvenir en rien ou presque !
Ce n'est pas un grand film, mais mon armure craque toujours en présence de certaines situations. Quand C. Frot prend son assistante dans les bras, Oh ma Vera !, je me suis laissé surprendre, vade retro, midinette !, par un flot de larmes. C'est quoi, ça ? D'où émergeait-elle, cette source-là ? J'ai tenté de comprendre ! Liens distendus ou cassés mais dont je souhaite si fort qu'ils soient resserrés, voire réparés ? Un signe d'amour de ma mère dans un au-delà auquel je ne crois pas mais qui me fait pourtant parfois signe ?
Et à la fin du film, allez ! seconde averse, n'en jetez plus ! Encore des bras qui se serrent avec pudeur et francs regards clairs. Les bons sentiments me font fondre, faut croire, moi et mon petit cœur de pierre ... ponce !
Photos de capture d'écran du film.
Rappel : je sévis aussi sur un autre site : si ça vous dit d'en pousser la porte ...