Un dimanche de novembre
Le pré est vénéneux mais joli en automne
Et les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent. (Apollinaire)
Des vers qui me traversent en pensant à cette saison, à chacun ses repères, ses automatismes, les deux.
Sur les trottoirs des villes, point d'autre végétal que les feuilles qui périssent, qui pourrissent, délayées dans l'eau sale, emprisonnée, de la pluie empoissée par toute la poussière. Autant que les prés fleuris de colchiques du poème, les résidus glissants sont dangereux pour la vache (je suis taureau) que je suis, pieds en alerte à chaque pas et regard rivé vers le bas.
