Entre-deux
C'est comme une semaine préparatoire de déconnexion totale. La venue quelques jours de Léo m'a éloignée de la télé, des infos, et en partie du théâtre ... pas trouvé de film à voir mais on a hier fait des emplettes toutes les trois à La Grande Épicerie, entre filles. Sortie familiale. Je sais que c'est cher et que ça fait snob mais il y a quand même pour la moutardophile que je suis des condiments aromatisés délicieux et originaux qu'on ne trouve pas ailleurs. Une fois de temps en temps ... plaisir !
Paraît que je claudique, maintenant ... leur mère a les pieds abîmés ... chaque fois l'ostéo a du boulot pour "rééquilibrer l'équilibre des chevilles" ... las ! la jeunesse s'en est allée et avec elle l'insouciance du corps ... je ne me plains pas, ce pourrait être tellement pire.
Comme je ne prends presque plus jamais le métro, je m'y sens moins à l'aise, moins "chez moi" qu'avant ... avant quoi ? Mais ma calme désapprobation n'est pas émoussée par ce long temps d'absence ... tous ces jouets-télécrans-téléphoniques, hallebardes guerrières de la crétinerie addictive m'insupportent tant ils entourent en nombre ... quand ils ne sont pas à la main, à peine assise, la personne sort de sa poche le rectangle magique que j'abhorre tant il est omniprésent et communie avec son objet transitionnel entre elle et elle ! Zombiesque et terrifiant, ainsi est-ce qu'alors ce que je ressens de cette attitude.
Et ce jeune mec, déplaisant, mauvaises ondes, "joli" futale déchiré (braguette mal fermée !), sans masque, tatouage à l'arrache sur la main, regards pas tibulaires mais presque ... la personne assise en face de lui se lève ... immédiatement il allonge ses jambes sur la banquette, qu'il retire en grognant presque quand quelqu'un la reprend ... Envie furieuse de le gifler ! Sale type !
L'occasion, quand même, de jeter à nouveau un œil sur les couloirs, les affiches :
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Il fait grand soleil ... toujours j'ai l'impression que ça anesthésie ... tout ... les douleurs, les sensations. La lumière bat, c'est l'impression que j'ai, ce sont les mots que j'ai pour le dire, le sentir. La lumière bat à travers les vitres et la chaleur est si douce au cœur et au corps, articulations presque veloutées, ainsi ...
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Sur le site où je poste une photo par jour, le tableau récapitulatif des images journalières offre parfois des concordances que j'aime bien remarquer : j'en ai plein d'exemples, recensés, gardés dans un coin ... je voulais en faire un article, mais y'a trop de matière ... alors au compte-goutte ... aujourd'hui, un beau vis-à-vis de jeune-bleu si symbolique du temps présent :
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Il y a tant de soleil ...




