Colérismes ... mais pas que ... (façon éklats)
Par curiosité, j’ai ensuite ouvert la 12 : y pleuvait une mire pixellisée comme aux temps anciens où les programmes cessaient en fin de soirée. C’était dans un autre siècle.
Je ne regarde pas la 8. Ni la 12 du reste. Je ne sais même pas quels programmes y étaient proposés.
Je connais quand même pour avoir testé son émission quelques minutes par-ci par-là en zappant, l’unique personne à cause de laquelle on a coupé le sifflet à la chaîne tout entière. Je l’ai trouvée tout de suite insupportable mais personne ne m’a obligée à regarder ce type ni à l’écouter. De la même façon que ne les supportant pas, je zappe moi à la simple vue de Barthès ou d’Apathie. Il me semblait que c’est une des obligations de la démocratie. Des mots cracra, si !
Ah ! Le pouvoir politique ! C’est pô moi ! affirme macaron 1er … ils sont indépendants … in-dé-pen-dants. D’après ce que j’ai lu, le dénommé C.H. a écopé de plusieurs amendes, payées ; il a invité chez lui des personnages in-invitables, ok … euh, on parle d’autres chaînes ?!!! Et quand bien même, ne peut-on éloigner un homme, ou supprimer une émission, sans jeter le bébé avec l’eau du bain ? Si on commence, on va où comme ça ?
Nous vivons dans une démocratie schizophrénique où, au nom des droits de l’Humain :
- la Sécu existe pour tous mais la médecine est gratuite ou non, ça dépend !
- une certaine aide financière est possible pour certains pauvres mais sans contrepartie
- la peine de mort officielle n’existe pas mais est autorisée par les porteurs de couteau(x), voire de machette
- un cambrioleur a le droit de porter plainte si un cambriolé s’attaque à lui
- un propriétaire, et pas forcément riche, a moins de droits qu’un squatteur
- on autorise des dealers, acheteurs de drogues et tutti quanti dans un parti
- on accueille et conserve chez nous des étrangers venus d’un pays qui refuse que rentrent au bercail des délinquants de chez eux ; ce pays-là prend la France pour une poubelle.
Dura lex, sed lex ! (Mon c.. !)
Les politiques, au nom de la diplomatie (mais surtout sans doute au nom de l’argent donc de la servilité aux potentats financiers) acceptent que le pays parte en déliquescence (leur pré-carré est sauvegardé, le reste ...)
On ne défend pas un Sansal (que diable allais-tu faire dans cette galère, être ingénu et pourtant vacciné aux pires idées?) et on accepte même que des gens trouvent normale son arrestation. Mais on n’arrête pas en France ceux qui appellent au meurtre de tous ceux qui ne pensent pas comme eux.
Qu'on n'aille pas me qualifier de facho. Un facho tue, je ne tue pas. Qu’on argumente contre ce que je dis, mais est-il possible de pouvoir entendre certaines paroles, est-il acceptable de pouvoir constater certains crimes, sans avoir envie de hurler ?!!
Et la liste des abominations est longue, si longue ... j'émietterais presque, là, et je mesure comme c'est partiel, partial et presque ridicule de simplisme. L'émotion ! Je ne suis pas une raisonneuse !
On tourne en rond comme des hamsters emprisonnés, empoisonnés … heureusement que c’est sur une terre plate ! Manquerait plus qu'autour ce soient en plus les montagnes russes ...
- 2 -
Au Monop, ils préviennent la clientèle que les vols étant en constante augmentation, les contrôles le seront aussi. Soit ! Ils ne parviennent pas à arrêter ceux qui sortent en courant mais les braves tranquilles de mon acabit y ont droit très souvent. Parfois j'en ris, parfois non. Aujourd'hui je sors en même temps que quelqu'un qui bipe et m'éloigne. Je me fais rattraper par le type de la sécurité (Viens madame ! Je suis tellement étonnée qu'on m'appelle que je ne réagis pas au fait qu'on n'a pas gardé les cochons ensemble et qu'il pourrait quand même me vouvoyer !) Il me fait repasser, ça bipe : Ben voilà, c'est vous ! (tiens, j'ai pris du galon !). Je lui file le jean que je viens d'acheter, il regarde le ticket, va vers le comptoir pour arranger la chose et se tourne subitement vers moi (je déteste le regard qu'il me jette alors) :
- Vous êtes passée par où ?
N'importe quoi !
J'arbore mon sourire hypocrite numéro 5 de Chamelle :
- Ben ... par une caisse !!!
- 3 -
Dans le soleil tombant doré, je vois s'avancer la femme de feu Manu (oui, celui-là même que etc.). Nous causons. C'est fragile, émouvant les discussions avec elle en ce moment. Elle dit :
- Tu vois, pour l'instant je ne me rends pas encore bien compte. Quand je fais les courses, j'achète des choses qu'il aime bien lui ...
- Et c'est comme ça que tu t'retrouves avec un kilo de tripes à la mode de Caen.
- Comment tu le sais ?
- Quoi ?
- Qu'il aime les tripes et que j'en ai achetées. Puis congelées, du coup !
Je suis abasourdie !
- Mais ... je ne le savais pas ! J'ai dit ça comme ça.
On se regarde et on sourit. On pourrait presque croire que Manu nous a fait un petit coucou en catimini ...