Bribes
... brimborions, bricoles, bagatelles et bouts'd'chandelles ... qu'est-ce qui est important de ce qu'on raconte ou vit ? que partage-t-on avec les autres ?... détails de vie, de regards, de pensées et de sourires. Que garde-t-on et qu'est-ce qui tilte dans le cœur des autres ?
Éclats de voix (non, au contraire, chuchotements plutôt) de vues d'un dimanche banal d'octobre.
C'est sous un soleil éclatant que je suis sortie, découvrant un trottoir clair et une lumière de printemps ! Je me suis mise à fredonner la colline de Kate Bush, sans doute à cause de cette image et de cette chanson toutes deux postées aujourd'hui sur mon autre lieu de passage. Impossible de m'en débarrasser, mais bon, pourquoi s'en débarrasser après tout ?
S'y sont ajoutées, drôle de mélange, deux phrases en voyant ce vieil homme ... Je marcherai le dos courbé sur mes pensées ... (Hugo) mais aussi, Debout, les courbés de la terre ! ... Car il était penché sur un téléphone ; il faudrait que quelqu'un m'explique l'intérêt de déchiffrer en plein soleil ce qui émane d'un écran en pleine réflexion lumineuse !
La rue était celle d'un dimanche, calme et clairsemée. Marius, le serveur du café de la mairie, virevoltait en souriant, comme d'hab, content me dit-il parce qu'il y avait du soleil. C'est marrant, Cyrille, mon livreur Bofrost-surgelés, me dit toujours ça aussi, qu'il est content, parce que le soleil. Oui, sans doute ... j'ai moi assez souvent l'impression d'être imperméable ... à la pluie ;-) ... non, à la météo en général ... comme si a priori je ne la remarquais pas.
Comme d'hab encore, j'ai rencontré de vieux amoureux se tenant par la main, et marchant du même pas.
La crêperie était ouverte, et en terrasse, outre le rire tonitruant étrange, car solitaire et sans téléphone, d'un homme attablé, je saisissais, de la seconde table, ces paroles, pour moi ce sera une Sidonie (à quoi peut-on fourrer une crêpe de ce nom, mystère !), qui me fit immédiatement changer de registre chansonnier.
Involontairement, cette femme fera le lien avec d'autres, et c'est surtout ça qui m'a poussée vers cette page. Le hasard des replays m'a fait voir un docu sur Kate Bush, encore elle, et puis, là, sur Lio.
Ce qui me frappe chez certaines femmes, qu'on les aime ou non, c'est d'avoir le courage de leur liberté, et de ne pas avoir peur ! De refuser la peur. C'est une grande force. Des paroles que j'ai entendues m'ont bouleversée. Avoir une parole libre, assumée, même en cachant ses larmes, émotion toujours là, est une grande richesse (intérieure). Que je voudrais posséder sans brides. Que sans doute je me forge moi-même. Pourquoi ?