Rentrer, toujours
L'avant-dernière image, ce pourrait être celle-là : des enfants qui jouent sur la plage et un surfer qui va se jouer de l'océan. Mesurent-ils seulement la chance d'être encore là ou d'habiter un lieu où ce spectacle est à leur portée d'yeux et de vie chaque jour ?
La dernière, d'image, ce n'en est plus une puisqu'on a tourné le dos à la plage et que cette image-là s'efface, au fur et à mesure que s'installe le silence des vagues absentes.
Nous avons aussi dit au revoir à nos Nautiliens qui, changeant de vie, ont revendu l'hôtel, lequel à l'avenir n'en sera d'ailleurs plus un. Une page se tourne en même temps que s'éloigne la plage.
Avant de rentrer, détour par la Bretagne pour y célébrer SON anniversaire. La Gacilly. Nous reviendrons, et pas seulement pour son immense expo photo en plein air.
Si au moins les retours étaient quiets, ça irait encore, mais aussitôt qu'approche la région parisienne, les nerfs s'affolent. Nous pensions béatement qu'en arrivant fort tard, au moins, ce serait plus simple ... que nenni, ce fut l'enfer, avec autoroute coupé, circonvolutions interminables embouteillées et fatigue assurée.
Bon, une fois enfin arrivés, posés, bien qu'exténués, je dois le reconnaître, c'est bon aussi de se retrouver chez soi, même s'il faut toujours un moment pour retrouver ses repères, et s'attendre à vivre quelques heures floues où l'on se meut dans un autre monde, de temps, de paysages et de gens.