Fantaisie
Par les soirs bleus d'été j'irai par les sentiers etc. (Rimbaud)
L'homme est venu ici vivre son crépuscule.
Loin des siens, et de lui, il écoute l'absence. Et le chant de la mer qui bat et bat toujours.
Mais le fracas se pose, ruisselle de retenue, de souffle haut et court où le temps passe, silence.
L'homme arrête et se tourne. L'océan est mutique, et en suspens l'écume.
Et partout retentit l'infini de l'absence.
Il courbe alors la tête, quand une chaleur bleue, vague et forte et sereine, douce enserre sa nuque.
L'horizon est là plane, et sans détour l'appelle.
