Kronikole semaine 30-2/2
26 juillet - 30 juillet
Mercredi
Pas grand-monde au marché, et qui vend, et qui achète. Mon stand melons est en vacances, obligée d'en tester un autre. Période creuse. J'aime bien que les rues soient semi-vides. Et j'aime bien parfois ne me limiter qu'à cette demi-présence, à ce demi-silence, à ce détournement des horreurs du monde : répit pour mon corps, ma tête et mes pensées hamsterencage.
Jeudi
Je me souvenais bien de Philippe de Dieuleveult et de l'émission qu'il animait dans les années quatre-vingts ! "La chasse aux trésors". Documentaire passionnant (en replay sur la 2) qui raconte l'histoire de sa disparition, et ses à-côtés. Puissant. Je vous le recommande.
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Il pleut encore. Quand je m'apprête à sortir. Pourtant dehors une fille en robe noire marche tranquillement sur le pont comme si de rien n'était. Je vais faire la même chose, tiens ! Bon, je n'aime pas les encombrants parapluies, je vais mettre un chapeau.
Sacha Distel et Joëlle ("Il était une fois"), Toute la pluie tombe sur moi
C'est surtout au retour que j'ai pris un peu de pluie sur moi, et puis, j'ai profité du parapluie de Chrysale, que j'ai rencontré dans la rue.
Vendredi
Il pleut il pleut il pleut il pleut. Et les jardins relèvent la tête. L'herbe verdoie et le soleil ne poudroie plus. Si je savais dessiner, j'esquisserais la forme vive de poissons ruisselants dans la lande.
Samedi
Il ne pleut pas mais il fait toujours doucement frais. Je rêve à des pluies torrentielles assez mesurées pour ne pas être dévastatrices et assez fortes pour abreuver les gens et les déserts, verdir les jardins et les plaines, et éteindre tous les feux, réels ou figurés, qui grillent les cerveaux et les terres.
James Taylor, Fire and rain
Dimanche
L'éveil m'a cueillie avec une phrase confuse dans la tête où il y avait les mots allez, vite, encore ...
Hier soir, tranquille devant la grande nuit noire fraîche entrouverte, j'ai vite déchanté en entendant les conversations que menaient quand même des gens dehors sur leur courette. Et puis, à l'instant même ou, malaisée, je refermai la fenêtre, il se mit à pleuvoir des cordes. Tiens, quelle (bonne) surprise, me dis-je, voici le hallebardier ! J'ai remercié le ciel, et sa parole, véhémente mais douce, et m'exaucant.
Mes rêves, parfois, font la pluie et le beau temps ...


