Kronikole semaine 39
EN PRÉFACE à ma chronique de la semaine passée, ma réponse à la devinette d'hier ;
voici la photo avant d'être passée au noir et blanc :
clic !
Bon, je reconnais que ce n'est toujours pas forcément facile à deviner quand même. Mais avec la photo avant passage au four, tout s'éclaire concernant les reliefs échus sur papier sulfurisé : ;-)
et voilà ...
Désolée, la réponse à l'énigme est bien plus disons triviale que vos commentaires poétiques, originaux, drôles ... La photographie a ce pouvoir immense de transformer les choses, et quelquefois ça rend ces choses, et la vie, plus jolies.
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Maintenant revenons à mes autres moutons ! ...
FIN SEPTEMBRE
Lundi 25
Hier, voiture déplacée pour libérer ma place de parking, ma grande m'a poussée à marcher un peu avant de rentrer. L'occasion, une fois de plus, de prendre quelques photos du petit pont (un pont m'est toujours inspirant) qui enjambe la Marne et surplombe l'écluse.
Mardi 26
... c'est toujours un moment un peu difficile pour mon petit cœur aimant, quand mes filles re s'en vont ...
Mercredi 27
Ben alors ?! C'est la nuit et il me caresse doucement le bras pour me ou se rassurer. Dans mon rêve, j'ai crié d'effroi. Et j'ai crié en vrai : ça nous a réveillés tous les deux. IL a eu peur ! Comme s'il m'arrivait quelque chose.
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Par quel autre biais que la chaine arte découvrir l'existence et le travail photographique du Cambodgien Philong Sovan ? Dans un quartier de Phnom Penh, privé de lumière la nuit dans les rues, il a eu l'idée d'éclairer des scènes de vie au phare de son scooter : cela donne de très belles images et met en lumière, au propre comme au figuré, des gens qu'il dévoile et montre avec une profondeur tendre.
Un autre aspect de son art a été évoqué, qui rompt deux tabous : la nudité, mais dans un contexte bien particulier, celui de personnes porteuses de khatas, cordes rituelles ornées d'un message de métal (pour ce que je m'en souviens) et portées, cachées (normalement, donc second tabou rompu que de les montrer), autour de la taille. Dans un cas comme dans l'autre, ces photos sont somptueuses ; je ne sais pas si la vidéo restera, mais pour l'instant on peut en voir une concernant cet artiste grâce à CE LIEN.
Jeudi 28
Nicolas de Staël ... j'ai vu une expo de lui à Beaubourg, un dimanche soir, presque seule dans la salle et savourant ce privilège avec gourmandise, il y a très longtemps. C'était l'époque où je sortais, où je me culturais souvent. Je faisais des expos de peinture, j'allais parfois voir des films. Fini tout ça, je suis bien chez moi, à l'abri provisoire du monde. Je dis ça mais si on me donne un coup de pied aux fesses, j'en sors, de chez moi. Pour les photos. Et je me force aux quelques pas pour les courses. Mais à part ça, c'est quand même dans mon atelier, comme je me l'appelle, que je me sens le mieux, en circuit fermé et à l'abri, sans les saletés extérieures de tous ordres, visuelles, sonores. En autarcie tranquille je me meus, je me meuh, telle la vache regardant passer les trains. Et les métros, et les autos, et les vélos, de mon pré carré à moi. J'exagère, bien sûr que j'exagère, mais pas tant que ça. De Staël, donc ... j'aime ses bleus, et d'ailleurs le seul tableau que je me rappelle de l'expo de jadis, c'est une petite toile habitée de fragments nuancés de bleus. Sur arte porteuse de séries ET de documentaires sur l'art (et de plus en plus rarement de films qui m'attirent), j'ai découvert la vie du bonhomme et des œuvres inconnues. Pas besoin de sortir de chez soi. La liberté de la paresse. De l'immobilité. Mon esprit travaille, mon cœur travaille. Mon corps, je ne veux le bouger que si je le fais avec un but précis. Une balade, pour moi, ça ne m'apporte rien, et si je le fais, je me force. Le pilates, d'accord, parce qu'au corps vieillissant il faut garder un minimum vital de structure, de souplesse. Mais le sport, pourquoi ? Je me souviens de ma mère qui avec bon sens, déclarait que du sport, elle n'avait pas besoin d'en faire puisqu'elle s'échinait déjà à la maison et au jardin. Elle avait raison. Un geste n'est jamais vide. Mais je préfère ceux qui ne sont pas artificiels.
Et puis, cette image de cahiers chez lui, attrapée au passage sur l'écran : pas pu m'en empêcher ...
Vendredi 29
... de l'avantage de se réveiller la première pour faire des clins d'œil rigolos ...
Samedi 30
Et de l'avantage d'avoir parfois la mémoire qui flanche, en particulier pour les séries. De Kidnapping, je me rappelais seulement quelques images éparses (et au début je ne me souvenais même pas de l'avoir déjà vue !) Excellent, mais d'une, complexe, en particulier avec des retours en arrière dont on s'aperçoit ensuite que c'en étaient, tout étant mélangé sans qu'on nous prévienne, et de deux, l'écœurement à se dire que quelque indignes et cruels que soient montrés certains faits, il m'est évident que la réalité est pire encore. Et c'est à pleurer. Ce nonobstant, je vous invite à la re(re)garder.
Et chapeau à Charlotte Rampling, pas uniquement pour son jeu, mais pour son acceptation à ne pas s'être fait charcuter (elle, par la chirurgie esthétique), à assumer son vieillissement : belle intelligence, selon moi, et que j'admire chez les actrices ; il faut une sacrée force mentale pour ne pas se soumettre aux diktats en général, à celui-là en particulier. Les rides sont la carte humaine géomorphique de nos rires et de nos larmes, de nos étonnements et de nos efforts. Bien sûr, on peut trouver ça laid, mais vouloir en faire le plus table rase possible, c'est comme regretter ce que fut notre vie et ses évènements (en tout cas quand ils ont été normaux, je ne parle pas de chirurgie réparatrice, ni causant des maladies, fussent-elles psychiques). Et puis je suis convaincue que quand on maltraite notre corps, un jour ou l'autre, il se retourne contre nous. Il me semble que c'est vrai aussi pour la nourriture, mais c'est un autre sujet sur lequel je reviendrai peut-être un jour. Un jour. Cela dit, on peut parler aussi des teintures de cheveux ... Cheveux gris ou pas ? Limites et paradoxes ... Je me teins les cheveux. On pourra en parler aussi. Un jour. Un autre encore. Les paradoxes et les limites, oui.
OCTOBRE
Dimanche 1er
Impression soleil levant ... et le ciel, la lumière infusent, bleus, en cette aurore aux doigts de rose, qui devient la couleur d'octobre.











