éKlats 28/52 - 3/3
Pas besoin de me déplacer le soir du 14 juillet pour voir un feu d'artifice : je m'installe sur ma terrasse et j'attends.
Les gens arrivent très tôt, il fait encore jour, pour avoir les meilleures places, offrant la meilleure vue. Faut pouvoir ouvrir l'œil. Le bon. Voire les deux.
Les arbres me cachent ce qui se passe sur l'eau, mais le ciel m'est suffisant.
La foule, à la nuit tombée, devient compacte. Je détesterais être immergée dans ce flot terrible, je préfère ma loge pour ce spectacle, y compris celui des gens. Mais je ne suis pas la seule à vouloir rester à l'écart, d'autres que moi le font.
C'est pas simple à photographier, un feu d'artifice, et puis j'étais particulièrement pas inspirée. Alors quelques lucioles, pour la forme.
Contact !
... fusées ... Can you hear me major Tom ?
... glaives de feu ...
... lignes vertes ... un Z qui ne veut pas dire Zorro ...
... soleil vert ...
La musique se cogne aux murs et aux paysages. Le flou se mélange à l'écho. Peu des propositions me plaisent ; pour un feu d'artifice je verrais du lyrique, du sonnant, du puissant.
(Chantal, terrasse voisine... couleurs in et out)
J'entends ma voisine accompagner Queen et chanter. De mon côté je me trémousserai un peu sur Jump !
... comme un volcan ...
Après les dernières tonitruantes pétarades, tout le monde se disperse en masse en un mouvant chaos.
Penchée sur leur pas, j'aime bien les regarder arpenter le trottoir, là, en-dessous ...
... avec leurs ombres noires qui se donnent la main et ressemblent à ces rondes de petits bonshommes qu'on découpait dans du papier quand on était gamins.










