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Rien, tout

Publié le par Nikole

   
    On dit que tout finit par des chansons ; parfois, trois fois rien commence avec ;
celle-ci résumera bien la situation : certes je l'ai déjà utilisée, ici et là, preuve que c'est un mot, et des paroles, qui me vont bien.
  Cela dit, rien de plus faux que de dire qu'on ne fait rien ... faire rien, c'est faire autre chose que de s'agiter, c'est rêver, se reposer, regarder la télé, ne rien faire de productif ! Déjà je n'aime pas ce mot, et qui sait si dans sa tête on ne fait pas de grandes choses en ne faisant rien ... de grandes choses inutiles, gratuites. Ça me plaît bien, la gratuité. Et parfois, ça rime avec liberté.
 Celle qu'ont les gens qui n'ont (plus) rien à prouver, ou ne le veulent pas, ou ont ... abandonné.
 Tout ça pour justifier ma station immobile sur le canapé à regarder quatre épisodes à la suite des "Experts Miami" ... tout ça pour arriver à un concept essentiel ... lequel ? Hé ben ...
LE PLAISIR !

   Si je ne farnientais pas, je parlerais d'hier. J'avais oublié une manifestation armée pro-haine par LFIndigne. En descendant à la station Chemin vert, tout près de Bastille, nous nous sommes retrouvés presque immergés au milieu d'éructations gauchisantes anti-police et de drapeaux pro-Palestine ; il n'y avait pas que ça, j'espère, mais prétendre manifester pour la paix en attisant la guerre (si vis pacem, para bellum n'a jamais été compréhensible à mon cerveau ingénu, que la guerre réponde à la guerre, souvent pas moyen de faire autrement mais y'a un truc qui m'chiffonne dans la formulation latine) ne me semble pas une base des plus efficaces.

   On s'est vite décollé de la glu manichéenne pour aller à la galerie Polka. Me réjouissant des nombreuses personnes attablées aux terrasses qui elles, au moins, n'étaient pas à cette manif-là. Après, la rue et le quartier étaient eux, vraiment pacifiques. Mais était-ce les mauvaises ondes que je venais de percevoir, une sorte de vague tristesse m'a habitée alors et dont j'ai eu du mal à me défaire.
    D'autant que parmi les quatre expos et les très belles images à regarder, deux d'entre elles montraient majoritairement des images politiquement tristes du monde.
    Je ne garderai donc, parmi elles, que celles-ci :

 

(Alain Keler, New-York, 1993)
 

   
    Heureusement, une Française expatriée aux États-Unis (avant) offrait à nos regards de belles photos d'enfants dans des décors colorés et ... heureux !
    Dans l'après-midi, j'ai pris peu de photos : quelques huloteries et métropolitaineries que je ressortirai peut-être si ça me prend.

    Arrivés à notre station, il pleuvait ...

   

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