"La housse partie"
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie,
Et s'est vêtu de broderie,
De soleil luisant, clair et beau.
Il n'y a bête ni oiseau
Qu'en son jargon ne chante ou crie,
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie [...]
(Charles d'Orléans)
Je mens un peu, la froidure n'est pas tout à fait en allée, il faisait frais ce jour ici et dans ma bonne Lorraine de cœur il neigeait encore hier, mais ... MAIS :
... le signe du PRINTEMPS, chez moi, ce sont les feuilles naissantes de mon kiwier emmitouflé sur la terrasse. Le cœur battant et n'en croyant pas mes yeux, j'ai constaté à travers sa housse de gaze que des feuilles étaient là, déjà installées. J'ai débarrassé le végétal de sa gangue emprisonneuse pour qu'il puisse respirer (d'où mon titre jeu de mots, qui est aussi celui d'un fabliau du Moyen Âge et signifiant "la couverture partagée"). Cependant, attentive aux changements de température encore potentiels (le fond de l'air est frais, la-hi-ho, la-hi-ho, il n'y a plus d'saisons, la-hi-ho, la-hi-ho) je lui ai laissé, autour de sa base, le lainage-cocon installé au début de la saison froide.
La Vie renaît et recommence un cycle. La lumière bat. Le soleil n'est pas loin :
C'EST LE PRINTEMPS.